Lycéens à l'opéra

Lycéens à l'opéra : Bienvenue

Par Admin MAR, publié le mercredi 15 juillet 2015 14:14 - Mis à jour le mardi 27 septembre 2016 07:33

Lycéens à l’opéra 2014-2015

 

Le mardi 17 mars 2015, vingt élèves de différentes classes du lycée ont, de 20 heures à 23 heures 30, assisté à un opéra : Les stigmatisés de Franz Schreker.

 

Extrait du spectacle.

Cette opération a été entièrement financée par la région Rhône-Alpes en partenariat avec l’opéra de Lyon.

C’est dans le cadre d’un projet de classe que les élèves ont été préparés à cette soirée qui s’inscrit dans le volet culturel de notre projet d’établissement.

P. Meyer, professeur de Lettres-Histoire

 

Les stigmatisés

Franz Schreker 

Die Gezeichneinen
Opéra en 3 actes, 1918
Livret de Franz Schreker
En allemand (surtitré)

Les Stigmatisés de Schreker est un opéra hors norme déployant une palette de personnages obsédés par leur image, dominés par leur narcissisme. Sur cette île de débauche, sorte de paradis artificiel, le drame bat son plein. David Boesch, récent metteur en scène de Simon Boccanegra à Lyon, fait la peinture de cet univers décadent. Au pupitre : Alejo Perez.

L’histoire

A Gênes au XVIe siècle. Alviano est un noble très riche : sur une île près de la cité, il a fait bâtir l’Elysée, une cité d’une beauté utopique, un domaine dédié à la beauté de la nature et des arts, domaine qu’il n’a jamais vu et où il ne va jamais, de peur de le gâcher : Alviano est très laid. A l’opposé, Tamare est un noble très beau, sûr de lui qui a établi dans l’île d’Alviano et à son insu, un splendide bordel, où les jeunes Génois violent les jeunes filles qu’ils font enlever. Entre ces deux hommes, Carlotta, artiste peintre. Elle a su discerner – au-delà des difformités d’Alviano – l’extrême beauté de son âme, et Alviano accepte de poser pour elle. Ils s’aiment, mais Carlotta est aussi attirée par la beauté dominatrice de Tamare, à qui elle finit par s’offrir. Alviano tue Tamare, Carlotta se laisse mourir près du cadavre, Alviano devient fou. L’orchestre se tait brusquement. Un monde s’écroule.

Les Stigmatisés selon David Boesch

Le livret frappe par ses excès, encouragés par un triomphe des pulsions de mort, de vice et de possession qui anime l’inconscient des protagonistes. Alviano fait partie de ces doux rêveurs qui préconisent une beauté inatteignable pour ne pas voir l’horreur qui les entoure. Carlotta et Tamare relèvent d’un monde désaxé par des appétits de plaisir ou d’esthétisme coupés des réalités. On est en plein dans un monde de la décadence annoncée qui laisse pressentir l’écroulement des empires prussien et autrichien. Les Stigmatisés sont créés à Francfort le 25 avril 1918. Commandé par Zemlinsky, qui était lui-même obsédé par sa laideur, l’opéra reprend le débat très fin de siècle entre la beauté corrompue et la laideur ravageuse qui alimente dans l’école viennoise, post-wagnérienne et chez Schrecker en particulier, une musique d’uneluxuriance et d’une sensualité envoûtante. N’a-t-on pas dit que Schrecker était le plus digne héritier de Wagner ? Petit à petit, l’opéra reprend désormais sa place au répertoire : il a constitué la révélation du Festival de Salzbourg 2006. 
L’action se passe à Gênes et nous parle de l’égoïsme des puissants : pour le metteur en scène David Boesch, qui monte Simon Boccanegra en fin de saison 2013/14 la parenté est troublante. C’est en tout cas l’occasion de découvrir un compositeur au charme vénéneux qui connut d’immenses triomphes au début du XXesiècle, notamment avec son Ferne Klang.

Opéra de Lyon

Architecte(s) : Antoine-Marie Chenavard et Jean-Marie Pollet, puis Jean Nouvel

Inauguration : 1831, puis 1993

Capacité : 1100 places

Site web     www.opera-lyon.com

 

 
L’opéra de Lyon, dit parfois l’opéra Nouvel, est une salle d’opéra située près de l'hôtel de ville de Lyon, et abritant une salle de représentations affectée principalement à l'opéra national de Lyon qui y fait représenter des opéras, ballets et concerts.

Historique

Autrefois, avant l’emplacement actuel de l’opéra de Lyon se dressait l’opéra de Soufflot. Jacques-Germain Soufflot en est l’architecte ; l’opéra est inauguré en octobre 1756 et démoli en 1826 afin de faire place au théâtre Chenavard et Pollet. Antoine-Marie Chenavard et Jean-Marie Pollet sont les deux auteurs de cet établissement. Détruit en 1756 par un incendie, il est reconstruit en 1831. Puis en 1986 un concours est organisé, l’heureux élu de cette compétition devait au départ le remettre aux normes. Jean Nouvel remporte le concours ; les premiers travaux débutent en 1989 et terminent en 1993 où l’opéra Nouvel (de Lyon) est inauguré. L’architecte n’a gardé de l’ancien bâtiment que les quatre façades et le foyer du public. D'un volume de 77 100 m3 et d'une surface de 14 800 m2, l'opéra se compose de 18 étages dont les 5 premiers sont creusés dans le sol et les 6 derniers se situent dans la verrière dont le sommet se trouve à 42 m du sol, plus 20 m de sous-sols1.

L'extérieur du bâtiment, initialement très critiqué notamment à cause de la verrière au sommet du bâtiment (occupée principalement par des studios de danse), fait désormais partie du paysage urbain et est bien accepté par les Lyonnais. L'intérieur du bâtiment est souvent jugé comme souffrant de graves défauts : le caractère très sombre d'une salle presque entièrement noire s'accompagne d'accès à la salle étroits et froids ; au fil des 6 balcons que comporte la grande salle, de très nombreuses places souffrent d'une visibilité réduite, en partie due au choix de partir d'un bâtiment existant trop petit pour les besoins modernes. La capacité limitée (1 100 places) de la salle pose également de graves problèmes dans une ville de la taille de Lyon.
L'ancien bâtiment

La façade principale est surmontée de 8 statues représentant des muses. Guillaume Bonnet, sculpteur, a réalisé au moins deux de ces statues : Érato et Thalie.
 

 Rappel :

Visite des ateliers de l’Opéra de Lyon

jeudi 26 février 2009

Compte rendu de Gaël, élève de la classe de 1P2

1- Le bureau d’études

C’est dans le bureau d’études que sont conçus, par ordinateur, les plans du décor. Les maquettes du scénographe sont exposées sur une grande table. Ce sont celles de l’opéra « Lulu » d’Alban Berg.

C’est ici que nous avons découvert l’invention du « pschitt » : roulettes qui servent à déplacer les décors sur scène.

 

2 - L’atelier menuiserie

Le guide nous a montré l’atelier de menuiserie. Les menuisiers étaient en train de monter une des pièces du décor de « Lulu ». Ils utilisent du bois léger  (bois de peuplier) afin de rendre le décor moins lourd. Chaque pièce ne doit pas dépasser 80 kg.

Le décor doit être le plus léger possible, démontable et transportable par camion.

3 - L’atelier peinture et décoration

Dans cette autre grande salle, de nombreuses personnes peignaient des morceaux du décor. Le guide nous a d’abord expliqué comment le crocodile était fabriqué. Le crocodile est en résine avec un moule fait en plâtre qui est cassé par la suite. Ensuite, le rideau nous a été présenté. Il est d’abord imprimé puis fixé sur une toile. Et enfin, les peintres font quelques retouches. La queue du crocodile est articulée comme les jouets d’enfants (des lattes de bois reliées à un câble). Et enfin, le guide nous a montré des faux murs recouverts de velours avec des effets de vieillissement.

4 - L’atelier volume

C’est ici que les décorateurs s’occupent des moules en plâtre et des soudures.

  5 - L’atelier serrurerie

C’est dans cet atelier que les ouvriers assemblent les pièces métalliques. Pour le décor de « Lulu », ils avaient besoin d’échelles qu’ils ont achetées afin de se faciliter la tâche.

6 - L’atelier montage

C’est là qu’ils montent les décors. On a pu voir le décor de la mezzanine. Le décor prend une certaine place. Le guide nous a expliqué que sur ce décor, ils allaient simuler une gouttière par la fenêtre brisée.

7 - L’atelier stockage

C’est ici que l’on range les décors qui vont être envoyés à l’opéra et ceux qui ont déjà servi. Ils peuvent resservir sur la demande d’un autre théâtre. Si la pièce n’a pas marché, le décor est détruit et les matériaux sont réutilisés pour des compagnies de théâtre.

  Conclusion :

J’ai beaucoup aimé cette journée. Les gens sont sympathiques et pas du tout stressés ce qui est agréable. Ils prennent du plaisir à faire leur travail. Ils sont très habiles et intelligents car ils doivent constamment inventer des techniques et des astuces.

 

Pièces jointes
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